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EN ROUTE VERS LA "CONSCIENMATION"

Pour consommer en toute conscience

· Consommation,Vin,Eco responsabilité
Copyright : Champagne Monmarthe (Ludes)

Un projet ferme-usine où 1200 bovins seraient élevés sans voir ni l'herbe ni le soleil. Des usines de viande de culture au concept très marketé et financées par des fonds d'investissement. Des cellules de poulets cultivées en laboratoire…

Les moralisateurs prôneront le vegan à coup de soja ou autre subterfuge ! Et où est-il fabriqué ce soja ? Qu'en est-il de son impact sur l'environnement ? Le sujet est vaste, au même titre que l'impact des éoliennes ou le recyclage des batteries de la voiture électrique. Sans parler de tous ceux qui ne boivent plus de vin s'il n'est pas nature.

Ne pourrait-on pas se poser un moment ? Ne faut-il pas retrouver le sens de la raison avant de chercher du sens à tout ? Est-il vraiment nécessaire de manger de la viande tous les jours ? Non ! Nos grands-parents le savaient eux ! La viande c'était le week-end. Un poulet; un lapin. Ils n'allaient pas s'empiffrer de burgers à tout va.

Soyons conscients de notre consommation et si ce mot existait, j'écrirai qu'il faut revenir à une "concienmation" assumée.

Chantal et son mari Eric Viguier Castanie possèdent et gèrent une ferme familiale dans l'Aveyron au Nayrac où ils élèvent poulets, veaux et bœufs avec amour et respect. Chantal nous envoie, comme chaque mois avant de "monter" en région parisienne, les informations sur les produits qu'il est possible de leur commander, comme un "colis de veau limousin bio, race à viande, de moins de 8 moins, né sur notre exploitation et élevé auprès de sa mère en permanence" ou encore du "poulet bio". Elle en profite pour nous donner des nouvelles des animaux de leur ferme. C'est raconté de manière si sincère et si touchante que j'avais envie de vous partager son message. Un texte qui nous ramène sur et à la terre et nous rend encore plus conscient de notre rôle de consommateur. Et ce n'est pas le magnifique film "Au nom de la terre" de Edouard Bergeon qui le démentira.

Chantal nous écrit :

"La tempête Amélie n’a pas fait de dégâts chez nous, elle a provoqué une mini tornade qui a cassé des arbres très localement mais à rien de grave.

L’automne s’installe, le temps est gris. Nous avons eu plusieurs naissances de veaux, certaines se sont mal terminées. On a retrouvé un veau mort-né au petit matin, dans les prés. Eric surveillait la mère qui se préparait au vêlage mais, il est né en pleine nuit et, on ne sait pas trop pour quelle raison mais il est décédé à la mise bas : peut-être est-il resté trop longtemps dans le passage ou bien la poche des eaux a bloqué sa respiration... On essaye le plus possible d’avoir les vaches à l’étable quand elles doivent vêler mais en général elles ne veulent pas rentrer aussi, on peut faire plus de mal que de bien à leur courir après pour les faire monter dans la bétaillère.

D’autres fois, des veaux naissent en pleine forme alors qu’il pleut, neige ou que tout se passe mal... Ca tiens bien souvent à un tout petit facteur déterminant. C’est un peu comme ça dans la vie : il suffit de pas grand chose pour que tout bascule d’un côté ou de l’autre.

Les Fermes familiales comme la notre sont respectueuses des animaux. C’est un tout, un ensemble qui fait que nous avons besoin de nos bovins et eux on besoin de nous. A mon avis, le raisonnement végan est extrémiste et n’est pas viable à moyen terme. Il a lui aussi ses limites. On nous parle de plus en plus des arbres qui communiquent entre eux aussi, enlever la vie à un végétal n’a pas plus de sens que ce que nous faisons. Tout est question de façon de faire, de respect, de quantité. Les fermes de 1000 vaches avec un méthaniseur à côté, se sont des usines, ça n’a rien à voir avec une ferme bio d’une cinquantaine de vache."

Veillons à notre bien-être, à celui de notre chère terre nourricière mais aussi à celui de nos éleveurs, pécheurs, artisans, vignerons qui chaque jour s'en préoccupent.

 

En 1826, dans son livre "la physiologie du goût" qu'il dédiait au "gastronomes parisiens", Jean-Anthelme Brillat Savarin écrivait : "L'homme est omnivore ; tout ce qui est mangeable est soumis à son vaste appétit ; ce qui entraine, pour conséquence immédiate, des pouvoirs de dégustateur proportionnés à l'usage général qu'il doit en faire. Effectivement, l'appareil du goût est d'une rare perfection chez l'homme... C'est aussi par suite de cette perfection que la gourmandise est l'apanage exclusif de l'homme. Enfin, que peut-on désirer dans une faculté susceptible d'un tel point de perfection, que les gourmands de Rome distinguaient, au goût, le poisson pris entre les ponts de celui qui avait été péché plus bas ? N'en voyons-nous pas, de nos jours, qui ont découvert la saveur supérieure de la cuisse sur laquelle la perdrix s'appuie en dormant ? Et ne sommes-nous pas environnés de gourmets qui peuvent indiquer la latitude sous laquelle un vin a mûri, tout aussi sûrement qu'un élève de Biot ou d'Arago sait prédire une éclipse ?"

 

Réveillons nos papilles, retrouvons le goût des bons produits du terroir. L'homme n'est-il pas le grand gourmand de la nature ?

 

Chantal et Eric Viguier Castanie - 12190 le Nayrac - fermebio12@gmail.com

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